mercredi 25 mars 2015

Le dernier cri du digital

 Toc ! Toc ! Néo. Réveille-toi Néo… La Matrice te possède… Suis le lapin blanc…

"Toc toc Neo. Réveille-toi Neo… La Matrice te possède… Suis le lapin blanc…"

À l'instar de l'univers décrit dans le film Matrix, nous utilisons de plus en plus d'appareils informatiques.

Des téléphones portables aux lecteurs DVD et télévisions, en passant par les GPS, les appareils ménagers, les cartes de paiement, les radars routiers, les caméras de surveillance, les comptes en banque et, bien sûr, les ordinateurs.

Toute cette technologie peut nous donner l'impression d'appartenir à une société évoluée, mais la vérité, c'est que la plupart d'entre nous n'y comprend pas grand-chose.

Récemment, des députés français ont voté une loi absurde et destructrice, antidémocratique, parce que, selon les termes de l'un d'eux… ils n'y comprenaient rien.

La compréhension est la clef d'une vie heureuse. C'est aussi l'ingrédient majeur du succès dans tous les aspects de la vie.

Alors, mettre un zeste de compréhension dans le fatras électronique qui nous entoure ne peut que nous aider à garder l'esprit alerte.

L'adjectif dérivé du mot "doigt", digital, s'applique aux appareils utilisant un alphabet numérique pour communiquer. En souvenir de la première calculatrice inventée par l'homme... ses dix doigts.

Si votre lecteur DVD (Digital Video Disc) est digital, ce n'est pas qu'il se sert de ses doigts pour échanger des signaux avec votre ordinateur, mais plutôt qu'il utilise des nombres (numérique = digital).

Mais comment diable ces fichus appareils peuvent-ils communiquer avec des chiffres ?

Eh bien, le système appliqué à travers les circuits électroniques est le suivant :
  • Circuit ouvert, le courant électrique passe = 1
  • Circuit fermé, le courant électrique ne passe pas = 0.
Sur cette base furent imaginés des langages dont l'alphabet n'était plus a, b, c, d, e... mais 0, 1, 10, 11, 100, 101, 110, 111, 1000, 1001, 1010, 1011, 1100, etc.

Ainsi parlent les ordinateurs, ainsi chuchotent les machines aux yeux rouges.

L'informatique, comme son nom l'indique, concerne l'information. Toute sortes d'informations circulent à travers ces appareils et systèmes que nous utilisons.

De plus en plus, ces dispositifs sont reliés en réseau, ce qui permet à chaque utilisateur d'accéder à un maximum de données instantanément.

Bien entendu, les gouvernements, les polices, les agences de renseignement, les administrations, etc. ont aussi accès à ces informations.

D'ici peu, et si ce n'est déjà fait, il sera possible de tout savoir sur une personne en un clic de souris, mais il sera aussi possible de lui refuser l'accès à ces informations, à tel service informatique ou l'empêcher d'utiliser tel autre type de service ou d'appareil.

Par exemple, il était question d'argent et de banques dans le dernier article ; il faut savoir que ces banques font pression pour que l'argent-espèce disparaisse totalement, afin qu'il ne reste plus que l'argent virtuel, "informatique", des cartes de paiement, Visa et autres.

Je vous laisse imaginer les implications en termes de contrôle de nos vies.

Nous nous dirigeons peu à peu vers ce qu'on pourrait appeler une dictature douce, un contrôle rigoureux de tous nos actes, sorte de baby-sitting imposé à chaque citoyen "pour son bien", façon Le meilleur des mondes, d'Aldous Huxley.

Faire passer des lois liberticides controversées habitue les citoyens à accepter toujours  plus de contrôle sans trop rechigner, c'est une sorte d'entraînement à l'obéissance. Un peu comme on dresse peu à peu un animal, un cheval ou chien. Les gens se soumettent à des contraintes qui, il y a encore quelques décennies, les auraient fait descendre dans la rue par dizaines de milliers.

Habituez la population à prendre des calmants, neuroleptiques et anti-douleurs dans la foulée, et le tour est joué. Pas besoin de forcer les consommateurs, la publicité suffit. Ne souffrez plus, ne ressentez plus d'émotions désagréables, dormez braves gens !

Qu'il s'agisse de l'interdiction de fumer, de l'obligation d'afficher des slogans sur les paquets de tabac ou les bouteilles d'alcool (pour votre santé), des limitations de vitesse (pour votre sécurité), des radars routiers (pour votre sécurité), de la suppression du droit de manifester ou de rassemblement (pour la sécurité "nationale") ou du contrôle informatique de nos existences (pour faciliter nos vies), c'est notre liberté que les gouvernements endettés, esclaves de leurs créanciers, sont en train de vendre inexorablement, à coups de lois liberticides.

Cette transformation graduelle de notre société s'opère au moyen d'une manipulation mentale permanente, effectuée par les médias : émissions "d'information", campagnes publicitaires ou les organes de presse d'un bord et d'un autre soufflent le chaud et le froid en une illusion de controverse jusqu'à ce que le soi-disant informé accepte les décisions finales avec le sentiment apathique que néanmoins, il est quand même libre, puisque tout le monde a le droit de donner son avis, même contraire.

Tout se paye… et coûte cher. Une minute de télévision coûte très cher. Un spot publicitaire, une émission "socio-culturelle", tout cela demande d'importants financements. Et ce n'est certainement pas financé par la redevance audio-visuelle, de cent trente euros et quelques, que chaque propriétaire d'un téléviseur doit verser à l'État français chaque année. Pas plus que les quelques pièces de monnaie données au marchand de journaux sont suffisantes pour payer les campagnes de presse.

Quand il est question d'être "informé", qu'il s'agisse de spots publicitaires, d'articles de presse, émissions divertissantes ou socio-culturelles, bulletins d'information… en dépit des apparences, il s'agit souvent d'une "pub" financée en arrière-plan par un lobby ou un autre. Un vaste trafic d'influences dissimulé par sa propre complexité, sorte de forêt cachée par les arbres.

Et pour chaque information qu'on nous transmet généreusement, on peut dès lors se poser ces deux questions :
  1. Qui finance ?
  2. Quelle idée essaye-t-on de me vendre ?

Le dernier cri du digital

 
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4 commentaires:

  1. Ce que tu dis est tellement vrai mais on se sent impuissant car on se heurte à un comportement amorphe "on n'y peut rien" et ceux qui sont conscients se sentent tellement seuls! comment s'organiser pour éveiller les consciences et peser sur ce qui parait inexorable?

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    1. "Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis, dévoués, puisse changer le monde. En fait, c'est la seule chose qui l'ait jamais fait.”

      ― Margaret Mead, Anthropologue

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  2. Très réconfortant!
    C'est drôle car j'avais Margaret Mead au programme en Socio.( "Coming up on age in Samoa")
    J'aurais dû être frappée par ce genre de remarque,peut-être qu'à l'époque,j'étais trop insouciante...

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    1. Ah ! Tiens, une coïncidence…

      Si je puis me permettre, le titre exact est Coming of Age in Samoa, traduit en français par Adolescence à Samoa.

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