samedi 11 juin 2016

Éducastration nationale

 

Étant amoureux de la langue de Molière (française), excusez-moi pour cette redondance (explication superflue), mais au train où vont les choses, il se pourrait que cette expression ne soit plus comprise par la prochaine génération de lecteurs…

Étant amoureux de la langue française, disais-je, voir s'effondrer le niveau littéraire de mon pays, après qu'il a été lézardé, fissuré, par des décennies de subversion "pédagogique", voilà qui donne envie de prendre la plume, à défaut des armes, puisqu'on la dit plus forte que l'épée. Même si certains journalistes exécutés récemment ne seraient pas de cet avis. Ils ont peut-être pensé, en perdant définitvement leur liberté d'expression tandis que leur tête roulait dans le sable, qu'ils auraient mieux fait de transporter une arme, au lieu d'un carnet de notes, et regarder les conflits à travers la lunette d'un fusil longue portée, plutôt que le téléobjectif de leur appareil photo.

J'ai un roman qui s'impatiente, alors que je tarde à finir la correction de ses dernières pages, mais l'information que je viens de recevoir dans un e-mail a bloqué mon inspiration créatrice. Un comble ! moi qui ne lis pas les journaux, ne regarde pas les (dés)informations, puisque je n'ai pas la télévision, et n'écoute pas la radio, sauf la musique, de temps à autre, en voiture, sur de longs trajets.

Je n'aime pas la politique ni les politiciens, ces gens dont le travail est de nous mentir, mentir, mentir, tout en étant grassement, honteusement, payés avec ces salaires indécents qu'ils nous obligent à leur verser en échange de leurs trahisons. C'est ce qui s'appelle se faire "imposer", dans tous les sens du terme.

Cela dit, s'il fallait se consacrer uniquement à ce que l'on aime… j'imagine que les résistants français n'ont pas pris le maquis pour le plaisir de faire du camping à la ferme.

Mais revenons à nos moutons, ceux qui suivent le troupeau, sous la conduite de ce berger qui a tellement fumé la prairie qu'il les entraîne joyeusement vers le précipice, tout en leur racontant combien l'herbe y est plus verte et même légalisée.

Un ami m'a envoyé un e-mail, publié par l'association SOS Éducation. En voici l'extrait qui fâche :
Chère amie, cher ami,

Je viens de passer la journée avec une équipe de jeunes professeurs membres de SOS Éducation à examiner les nouveaux manuels scolaires que les éditeurs envoient à tour de bras aux établissements pour répondre à la réforme des programmes scolaires.

C'est l'horreur. Je crois que jamais, au grand jamais, je n'avais vu une telle salade pédagogiste et des propositions d'exercices aussi consternantes.

Songez qu'on propose désormais aux élèves, en français, d'écrire du rap ou de répondre à des SMS de rupture : "Cc c mwa, jcroi kon devré fer 1 brek". On leur demande en mathématique de compter des smileys et des "émoticônes". En physique, on les invite à s'intéresser à l'intensité du courant qui a électrocuté Claude François dans sa baignoire. Etc., etc.

La subversion idéologique est bien sûr partout sournoisement diffusée : ainsi, un manuel de 4ème propose un exercice de rédaction invitant à critiquer son enseignant en "contournant [sa] censure"... que recherche-t-on ainsi, sinon saper l'autorité et le prestige des professeurs ?

Les funestes "EPI" (Enseignements Pratiques Interdiciplinaires) ont fait leur apparition dans la quasi-totalité des ouvrages que j'ai parcourus. On y mélange tout et n'importe quoi, la progression est complètement atomisée, déstructurée... franchement, je plaignais de tout mon cœur ces jeunes enseignants qui se demandaient comment il allaient bien pouvoir faire cours avec ces manuels !

Mais le pire, c'est en histoire-géographie.

Comme on pouvait s'y attendre, la plupart des nouveaux manuels font quasiment l'impasse sur les pages glorieuses de l'histoire de France, pour s'attarder des chapitres entiers sur la culpabilisation mémorielle et la repentance. Pour eux, c'est simple : l'histoire de France, c'est l'esclavagisme au XVIIIème siècle, la colonisation au XIXème, et la collaboration au XXème.

Dans mon vieux Manuel Malet et Isaac, Louis XIV avait droit à presque 100 pages. Maintenant il n'en a plus que... 4 ! Et cela pour expliquer qu'il a ruiné le royaume !

Et certains éditeurs vont jusqu'à faire l'apologie de la ministre Najat Vallaud-Belkacem et de sa réforme du collège, en reproduisant la Une du quotidien socialiste Libération.
 Une minute de silence, en signe de deuil national…

Bon, puisque ces nouveaux manuels d'histoires (le "s" est voulu) font de la propagande anti-française sur le sujet de l'esclavage, je me dépêche de copier ici cet extrait de Wikipédia sur l'esclavage, avant qu'un gouvernement le fasse censurer :
La traite arabo-musulmane

Article détaillé : Traite arabe.

On oublie souvent que la part la plus importante et la plus destructrice de l'esclavage fut celle mise en place dans le monde arabo-musulman bien avant l'occident.

Les traites orientale et transsaharienne organisées par les Arabes et défendues par les savants musulmans de l'époque (tout comme la chrétienté le fera plus tard) ont duré près de treize siècles et succédaient à la traite des Slaves (qui n'étaient donc pas noirs), durant toute l'époque carolingienne.

Elle se distingue par la castration systématique et massive des esclaves, et l'infanticide, ce qui explique l'absence de leurs descendants dans de nombreux pays musulmans négriers, au contraire de ce qui s'observe avec la traite transatlantique.

D’après les études de Ralph Austin rapportées par l’anthropologue et économiste sénégalais Tidiane N'Diaye, dans son livre Le génocide voilé (2008), « rien que pour le Sahara, plus de 9 millions de captifs africains ont été transportés dans des conditions inhumaines dont 2 millions ont péri ou sont restés en bordure du désert. Quant à la traite orientale qui se déroulait dans les régions proches de l’océan Indien et de la mer Rouge, on évalue à plus de 8 millions le nombre de victimes. On arrive ainsi à une évaluation proche des 17 millions de morts ou de déportés dont la plupart étaient des survivants castrés par les Arabes. » Il ajoute : « Pour avoir une idée du mal, il faut savoir que les observateurs avaient constaté que pour chasser et enlever de force cinq cent mille individus, il fallait en faire périr près de deux millions d’autres (résistants ou fuyards). »
À lire l'article de Wikipédia ci-dessus, s'il fallait choisir entre "esclave dans une plantation de coton ou canne à sucre, humilié, exploité et fouetté" et "esclave humilié, exploité, castré, eunuque d'un harem ", je n'ai pas honte de le dire, je cours me réfugier dans la plantation du colon français, sans hésiter.

Pour finir, voici un petit exercice d'analyse historique : dans le tableau de peinture qui illustre cet article, combien y-a-t'il d'esclaves ? 1 ou 8 ?

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