dimanche 11 septembre 2016

Heureux les simples d'esprit, car ils n'y verront que du feu



Le film dont il est question ici comporte des scènes susceptibles de heurter la sensibilité de jeunes spectateurs ou de personnes fragiles.

Le 9/11 Truth Movement (Nine-eleven Truth Movement, "Mouvement pour la vérité sur le 11 septembre") regroupe des organisations, associations et individus qui remettent en question la version officielle que le gouvernement de George W. Bush a servie aux médias internationaux, lesquels l'ont relayée à la population sans faire preuve d'esprit critique. Ce mouvement de libres-penseurs, le 9/11 Truth Movement, a pris naissance aux États-Unis, puis a essaimé partout dans le monde.

Dans le dernier article On nous prend pour des complotistes, je conseillais aux chercheurs de vérité de faire appel à des sources d'information fiables, bien documentées, non basées sur des opinions ou des suspicions, mais étayées de faits, chiffres, noms et statistiques.

"Fiables" est un concept relatif, mais des canaux d'information appartenant à des groupes de financement, eux-mêmes possédés par des groupes de financement plus vastes, selon une hiérarchie qui se perd dans les méandres de la finance internationale peuvent-ils être fiables ? Sachant qu'ils ne répondent pas à une logique de vérité, ce qui nécessiterait le courage de dire quoi qu'il en coûte, mais à une logique de profit : "Contentons-nous de dire ce pour quoi on nous paye".

Les médias ayant pignon sur rue, propriétés de riches décisionnaires anonymes, vont-ils être remplacés par des journalistes indépendants qui, loin d'être financés par de puissants holdings, font appel à des dons pour s'offrir le luxe de relayer une information libre qui n'a de comptes à rendre à personne ?

Le film documentaire 11 septembre, le nouveau Pearl Harbor, du réalisateur et blogueur italien Massimo Mazzucco, reflète cette tendance.

Cependant, à l'instar des debunkers ["démystificateurs" partisans de la version officielle], on pourrait tourner en dérision ce travail d'investigation auquel ont participé des milliers de techniciens, ingénieurs, architectes, pilotes d'avion, militaires et enquêteurs, éluder leurs questions avec des raisonnements bâclés, simplistes et teintés de sarcasme. On pourrait les taxer de paranoïa ou de "complotisme". On pourrait nier leurs objections, car si elles étaient fondées, les implications en seraient insupportables. Allons donc, il est impossible que des politiques, des businessmen, des membres d'unités "spéciales", CIA ou agences privées sous contrat fassent preuve d'un tel degré de cynisme, de cruauté, de duplicité.

Une position qu'on pourrait résumer ainsi : trop horrible pour y croire.