mercredi 1 novembre 2017

Cantique des quantiques : un coup de pied dans les particules


Je viens de lire ce livre qui a changé mon regard sur le monde, un livre difficile : Le cantique des quantiques, de Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod.

Mon intérêt récurrent pour la mécanique quantique tient au fait qu'elle révolutionne les modes de pensée traditionnels, même s'il y a une forte résistance, dans la communauté scientifique, à adopter ces points de vue qui ne touchent pas seulement la physique, mais aussi l'astronomie, la biologie, la médecine, la psychologie, la sociologie et l'informatique.

Pour comprendre Le cantique des quantiques, j’ai fait du rattrapage en physique et en maths, sur des sujets dont je vous ferai grâce, car ce serait dommage que vous vous endormiez avant d’avoir lu cet article.

J’ai vu des commentaires d’acheteurs déçus, sur Amazon, à propos du Cantique des quantiques. Certains lecteurs, ayant cru qu'il s'agissait d'un livre accessible au large public, protestaient contre sa complexité. Je compatis.

Mais qu’ils se consolent en se disant que ce qu’ils n’ont pas compris, en fait, n’est compréhensible pour personne, pas même les auteurs du livre qui, en fin d’ouvrage, ne cessent de poser des questions sans pouvoir y répondre, à propos de ce fichu univers qu’on croyait si solide, réel, si stable, sans trop de surprises, mais qui, à mesure que la physique avance dans ses découvertes, ressemble de plus en plus au Pays des Merveilles d’Alice.

Alors, pour cet article, j’ai décidé de mettre en pratique la citation d’Albert Einstein “Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement”, mais avec un titre pareil, “Cantique des quantiques : un coup de pied dans les particules”, me voilà mal parti. Quoique… maintenant que l’éducation sexuelle est enseignée dès le cours préparatoire, s’ils ne comprennent pas le gag, ils pourront toujours demander à la maîtresse qu’elle leur explique.

Mais trêve d’humour douteux. Peut-on vraiment mettre ce principe d'Einstein en application ? Est-il possible d'expliquer la physique quantique, on dit aussi "mécanique quantique", de façon simple, claire, abordable, peut-être pas à des enfants de six ans, mais au lecteur ayant des notions élémentaires en physique ?

C'est l'expérience que je voudrais tenter ici.


Hé ! l'onde, bouge pas, je te prends en photo

La mécanique quantique traite de phénomènes observés sur des énergies, comme les ondes, ou des particules subatomiques telles que les électrons (particules d'électricité) et les photons (particules de lumière). Le mot particule signifiant "petite partie". Que cette petite partie soit "solide", agglomérée, ou éparpillée sous forme d'onde, un mouvement vibratoire évoluant dans une substance fluide, mobile.

L'électricité ou la lumière sont-elles faites d'ondes ou de particules ? Cette question est mal posée. Elles ne sont pas "faites" d'ondes ou de particules.

Ce serait comme demander : l'eau est-elle faite de vagues ou de grêlons ?

On pourrait aussi dire que les particules sont des grumeaux dans la pâte à crêpes. Soumis à un mouvement adéquat, les grumeaux redeviennent de la pâte fluide qui s'écoule comme une onde.

Pour illustrer cette dualité onde-corpuscule, voici une représentation schématique d'un atome d'hélium (ce gaz plus léger que l'air, avec lequel on gonfle les ballons dans les parcs d'attractions) :


J'ai représenté cet atome avec deux protons et deux neutrons, mi-matière, mi-énergie, un peu solides, un peu diffus, suggérant ainsi qu'ils sont eux-mêmes composés de particules plus petites que les physiciens ont appelées des quarks. En vérité, aucun physicien n'a jamais observé ni un proton, ni un neutron, ni un électron, et encore moins un quark.

Quant aux deux électrons, j'ai choisi de les montrer sous forme d'ondes vibrant autour du noyau, à une rapidité telle qu'on ne les distingue pas séparément. Mais cette image n'est pas plus réelle que les électrons en forme de particule qu'on voit dans les ouvrages ou sur les sites Internet.

Et vous pourriez aussi considérer que le flou artistique de mes protons et neutrons est dû au fait qu'ils sont eux aussi, en train de vibrer comme une onde, mais de façon plus statique, des ondes "stationnaires". Autant dire un mouvement "immobile". Bienvenu dans le monde quantique où les paradoxes règnent en maîtres.

Tout ça pour dire qu'en dépit des schémas désuets montrant les protons, neutrons et électrons sous forme de billes, qu'on trouve sur le Net en tapant le mot "atome", aucun scientifique n'a jamais observé l'intérieur de ces particules ni leur structure réelle.

Ici et là, vous trouverez des images d'atome, obtenues avec un microscope quantique (dit à "effet tunnel", d'après la propriété des électrons de traverser la matière comme s'ils passaient dans un tunnel).

Ci-dessous, un atome d'hydrogène, avec un proton au centre et un électron autour.


Alors, onde ou particule ? Vague de mouvement pulsant dans un milieu fluide ou amas solide dans un espace vide ?

On trouve aussi cette photo, précédée de ce titre "Première photographie d'un atome isolé !" La représentation d'un atome de rubidium (atome de métal dont le noyau est constitué de 37 protons, et d'un nombre plus ou moins équilibré de neutrons et d'électrons). L'article date du 6 octobre 2010.


Ces "photos" ne sont que des approximations, ou des électrons interagissent avec l'un ou l'autre de ces atomes et retranscrivent cette interaction sous la forme d'une image imprécise.

Mais ce n'est pas une perception directe, objective, et c'est trop flou pour nous dire autre chose que "un atome, c'est un amas d'énergie plus dense au milieu, plus diffus à la périphérie".

Énergie ou matière ? Onde ou particule ? Euh… on dirait que c'est les deux.

Sur d'autres sources, sites, livres, encyclopédies, on vous dit qu'aucun physicien n'ayant jamais vraiment observé un atome, sa nature réelle est juste un "modèle théorique". En gros, une idée qu'on s'en fait, assortie de calculs qu'on espère exacts, lesquels permettent de réussir certaines utilisations (réacteurs nucléaires à fission d'atomes) et d'en rater d'autres (réacteurs nucléaires à fusion d'atomes).

Scinder des atomes volumineux comme ceux de l'Uranium libère de l'énergie : Bombe A ou centrales nucléaires.

Bombe A(tomique), à fission d'uranium

Fusionner des  petits atomes comme ceux de l'hydrogène en libère encore plus : Bombe H (à hydrogène).
 
Bombe H, à fusion d'hydrogène

Mais cela fait des décennies que physiciens et ingénieurs tentent de domestiquer, sans succès, cette énergie de fusion, ce qui aurait l'avantage de produire beaucoup plus d'énergie et nettement moins de déchets radioactifs que nos centrales primitives, ces machines à vapeur dont l'eau de la "chaudière" est chauffée par la désintégration lente de l'Uranium.

 Centrale nucléaire à fission d'uranium

Comme dit plus haut, la différence entre onde et particule est relative. Elle dépend de l'angle sous lequel on regarde la matière ou l'énergie.

Prenez de l'eau, une vague, c'est une onde, un mouvement d'oscillation de haut en bas qui se déplace à travers le liquide. Mais ce liquide est constitué de particules, les molécules d'H2O, nommées ainsi, car elles sont constituées de deux atomes d'hydrogène attachés à un atome d'oxygène.

La vague est qualifiée d'onde.

L'eau est considérée comme de la matière.


La matière, c'est du mouvement entassé

La fameuse équation de relativité d'Einstein, E = MC2, nous dit juste qu'une masse de matière (M) qui se désintègre, se transforme en une énorme quantité d'énergie (E), équivalente à la quantité de masse (matière) multipliée par la vitesse de la lumière (C pour "célérité") au carré (300 000 km/seconde x 300 000 km/seconde).

Pour les puristes, 300 000 km/seconde est une simplification, la valeur exacte est 299 792, 458 km/seconde.

Cette équation signifie qu'un petit bout de matière, comme une miette d'uranium, lorsqu'il se désintègre, se transforme en beaucoup beaucoup d'énergie.

Pourquoi la vitesse de la lumière ? Parce que la matière désintégrée redevient de la lumière, ou presque, une onde électromagnétique appelée "rayon gamma", c'est-à-dire de la lumière qui vibre beaucoup plus vite (plus haute fréquence) que la lumière visible, donc nocive pour les organismes vivants (trop d'énergie).


Les rayonnements (ondes), comme les rayons X ou gamma, sont dites ionisants quand ils arrachent des électrons aux atomes qu'ils frappent, ou leur en rajoutent, ce qui rend ces atomes "actifs" (chargés) d'un point de vue électrique. La fréquence, ou "fréquence de pulsation", se mesure en KiloHertz, MegaHertz ou GigaHertz (millier, million ou milliard d'Hertz).

Pourquoi la vitesse de la lumière au carré dans la fameuse l'équation ? Parce ce que E, la quantité d'énergie produite par une masse qui se désintègre, est une quantité de travail effectué.

Et ce travail est une "poupée russe".

E(nergie), ou travail,  implique (contient) une Force appliquée sur une Distance.

Une force contient une idée d'accélération, pas juste de vitesse. De ce point de vue, l'idée de "vitesse de la lumière" induit l'esprit en erreur, dans l'équation d'Einstein.

C'est la partie la plus délicate à comprendre. L'accélération, c'est le fait que la vitesse "booste" (multiplie) la vitesse.

Vous pourriez dire : "Plus ça va vite, et plus ça va plus vite."

Pour ceux qui s'intéressent au calcul, je vous le mets ci-dessous en couleur. Les autres, vous pouvez le sauter et passer à la suite, il n'est pas nécessaire à la compréhension de l'article.

En physique, un travail est une force appliquée sur une distance

1) E = Force x Distance

La Force suppose une Masse soumise à une Accélération

2) Force = Masse x Accélération

Donc

3) E = (Masse x Accélération) x Distance

L'Accélération est une Vitesse augmentée en un certain Temps

4) Accélération = Vitesse / Temps

Or

5) Vitesse = Distance / Temps

Donc on obtient

6) E = (Masse x [Distance / Temps] / Temps x Distance)

On permute (commute) les Distances et les Temps, ce qui ne change rien à nos valeurs

7) E = (Masse x Distance x Distance / Temps / Temps)

On a donc

8) E = Masse x Distance2 / Temps2

Ou encore

E = Masse x (Distance/Temps)2

Or

Distance/Temps = Vitesse

E = Masse x Vitesse2

Dites-vous que tous ces concepts abstraits qu'on vous a débités à la vitesse du son, en cours de maths ou physique, n'étaient pas que des chiffres et des symboles sans aucun sens réel. Derrière ces chiffres et symboles, il y avait des réalités concrètes, explicables dans la langue de Molière, et c'était une erreur pédagogique de ne pas prendre le temps de vous les expliquer clairement et simplement.

Notez que lors de cette désintégration de masse en énergie, toute la matière ne se transforme pas en ondes. La désintégration "masse=>énergie" n'est que partielle, car il reste des débris d'atomes solides, comme les particules alpha (noyaux d'hélium), ou des neutrons isolés, plus d'autres morceaux d'atomes qui sont autant de projectiles mortels pour les organismes vivants (radioactivité).

Quoi qu'il en soit, de la matière solide (une masse), se transforme en une onde (un mouvement qui fait vibrer un milieu ambiant).


Cela revient à dire que lorsque de la masse se désintègre sous forme d'onde, c'est comme si vous jetiez un caillou dans l'eau, et qu'au moment où ce caillou heurte le liquide en y déployant une série de vagues, le caillou "disparaît". Dire que de la matière se change en énergie électromagnétique, c'est comme de dire qu'une masse solide se transforme en mouvement pur. Lequel mouvement provoquera le mouvement d'une autre substance.

Parce que du mouvement, ce n'est pas une chose. Ce n'est pas un objet. C'est juste l'action que fait un objet.

La matière se transforme en un rayonnement similaire à la lumière, soit. Mais la lumière n'est pas vraiment de la matière, n'est-ce pas ? Prenez un rayon lumineux qui pénètre dans une boîte. Refermez rapidement le couvercle avant que la lumière ne s'échappe. Ouvrez le couvercle pour voir si elle y est toujours…

Le terme énergie vient du grec ergon, qui veut dire “action” ou “travail”. L’énergie c’est une quantité d’action ou de travail. On pourrait aussi dire une quantité de “mouvement”.

Le mot matière vient du latin mater qui signifie “mère”. Selon l'image antique, philosophique et poétique que la matière est la "mère" de tout ce qui existe. Une idée relative puisque cette "mater" avait probablement, elle aussi, une maman qui lui a donné naissance. Du moins, si l'en croit le père de la chimie moderne, Antoine Lavoisier : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.


Des illusions solides

Pourtant, cette règle interdisant la création et la disparition de matière ou d'énergie est contredite par une activité humaine courante, l'imagination !


Exemple : maintenant, je fais apparaître au milieu de mon salon une mini galaxie orangée, avec des myriades d'étoiles, bleues, blanches, jaunes, rouges. Puis je fais exploser l'une de ces étoiles avec un bang à faire trembler les vitres de la fenêtre. Cette représentation en trois dimensions constitue une énergie observable, audible, même si elle est d'une densité bien trop faible pour agir sur la matière de l'environnement. C'est néanmoins une création instantanée, sans transformation d'autres énergies.

Quelqu'un pourrait argumenter : "C'est l'énergie des impulsions électriques de ton cerveau, produite par la transformation chimique des nutriments… Ce n'est pas de la vraie énergie dans l'espace réel."

La croyance que le cerveau est le siège, ou même la source, de la pensée et de la conscience n'a jamais été prouvée scientifiquement. Et que cette superstition soit partagée par des milliards d'individus n'y change rien. Que cette information non scientifique, puisque jamais démontrée par l'expérimentation, soit constamment chantée, répétée, martelée par tous les médias, la littérature, les films, la télé, le corps médical, ce qui inclut les secteurs non scientifiques des neurosciences comme la psychologie ou la psychiatrie, en dit long sur le chemin qu'il reste à parcourir à l'homo sapiens (homme qui sait) avant d'accéder au niveau d'homo cogitans (homme qui réfléchit).

Que le cerveau soit parcouru de phénomènes électriques n'implique pas obligatoirement qu'il les produise. Ce peut être l'inverse, c'est-à-dire qu'il est récepteur de ces énergies, et non pas générateur, comme n'importe quel circuit électrique parcouru par un flux d'électrons.

On ne voit pas la source du courant ?

Des sources d'énergie qu'on ne voit pas, l'univers en est rempli.

L'âme ? L'esprit ? Ces termes sont poétiquement agréables dans la littérature, mais pour un domaine scientifique, je choisirais plutôt un terme comme "émetteur de champ de conscience".

Quoi qu'on en dise, cerveau pensant ou pas, j'observe l'inverse. Les voix mentales sont entendues à l'intérieur de la tête, les concepts et les émotions sont ressentis plus généralement dans l'ensemble du corps. Mais pas l'imagination qui est visualisée en dehors du corps, dans l'espace en 3D. Qu'un autre observateur ne puisse voir ma galaxie est dû à un phénomène quantique que j'expliquerai plus loin.

Qu'est-ce que j'ai réellement observé, après avoir créé ma petite galaxie personnelle en 3D ? Une énergie, faible mais réelle, a occupé, le temps d'une dizaine de secondes, un espace situé à quelques mètres devant moi. Couleurs, mouvements, infime solidité suffisamment opaque pour masquer en partie, le temps de sa persistance, les objets qui se trouvaient derrière. Durant le temps où je concentrais mon attention sur cette galaxie, ses étoiles, etc., je ne voyais presque plus les autres objets dans cette portion de la pièce, ils étaient partiellement "occultés".

Qu'ai-je observé d'autre ?

Cette énergie a ensuite disparu, sans aucune transformation visible. Volatilisée. Elle n'a pas laissé un nuage de fumée qui s'est échappé par le conduit de la cheminée, ni un petit tas de poussière sur le plancher, pas même un rayon de lumière réfléchi sur le plafond.

Une autre observation ?

Ma conscience remplit tout l'espace autour de mon centre d'observation, cet organisme humanoïde qu'elle pénètre, perçoit et dirige de sa propre volonté. Là encore, il y a création d'énergie puisque cette conscience ordonne à cet organisme de taper des mots sur le clavier, lui envoie les impulsions pour qu'il le fasse.

Si cette conscience, alias moi, crée la pensée "cet article de blog est absolument génial", il en résulte un surplus d'énergie dans les mains de l'organisme qui tape alors sur le clavier avec une frénésie accrue.

Inversement, si je crée la pensée "plus personne ne lit les blogs", une autre énergie, négative celle-là, est produite, qui freine la vitalité de l'organisme, un peu comme des barres de plomb introduites dans la cuve d'un réacteur nucléaire qui ralentissent la réaction en chaîne des atomes d'uranium. Pour le coup, mon enthousiasme s'en trouve "plombé".


Quand les mots trahissent la physique

Le mot matière est simple à saisir. Mais le mot énergie est une vraie savonnette. Lorsque de la matière est en mouvement, on l'appelle "énergie". Parfois, ce terme désigne la matière source du mouvement. Par exemple, on dira "le charbon et l'atome sont des énergies".

D'autres fois, "énergie" désigne le mouvement lui-même. Le feu du charbon qui brûle (des gaz enflammés) est une énergie. Ou alors, la lumière dégagée par les flammes du feu est une énergie.

Disons que le mot énergie désigne soit une quantité de matière en mouvement, soit le mouvement lui-même de ladite matière. Pour qu'il y ait un mouvement, il faut qu'il y ait "quelque chose" qui bouge. Ce quelque chose peut être très solide (atomes d'uranium), liquide (l'eau des barrages hydroélectriques), gazeux (l'énergie de la vapeur dans une locomotive), ou à l'état de plasma, comme la couronne solaire, ou même une "substance" plus impalpable comme l'espace.

Quoi ! L'espace est une substance ?

Albert Einstein a bien décrété qu'il était courbe. Je reviendrai plus tard sur le débat qui entoure cette théorie (relativité générale), mais en attendant je vais utiliser ce concept comme argument pour ma démonstration.

Admettons que l'espace est courbe.

Peut-on courber du vide ? Courber du rien ?

Ce qui n'est pas vide est plein, n'est-ce pas ?

Plein de quoi ? Plein de vide ?

Quelque chose de courbe est une forme, et cette forme est forcément pleine de quelque chose. Et ce quelque chose, qu'est-ce que ça peut être d'autre qu'une matière ou une énergie d'un genre ou d'un autre ?

Sachant que l’énergie, c'est le mouvement d'une matière plus ou moins dense.

Est-ce que du rien peut bouger ?

Le problème, avec la physique, c'est qu'elle contient des maths, calculés avec des chiffres et des symboles qui, tôt ou tard, devront prendre des valeurs. Comme dans notre E = MC2. C, en fin de compte, c'est 300 000 kilomètres (un peu moins que la distance Terre-Lune) parcourus en une seconde.

Donc, les symboles sont des moyens abrégés, commodes, pour représenter des quantités d'espace, d'énergie, de matière ou de temps. Jusque-là tout va bien. Mais un problème de maths commence avec un énoncé, lequel est rédigé avec des mots. Les maths et la physique reposent sur cette forme de littérature rudimentaire qu'est l'énoncé du problème. Rudimentaire, mais littérature quand même. Si bien que le sens qu'on donne aux mots change l'énoncé du problème, et la nature des valeurs calculées.

De toute façon, pour revenir à notre "substance spatiale", c'est ce que j'observe. Quand je regarde le ciel, d'un noir bien opaque les nuits sans lune, il y a là cette chose qui s'étend, de couleur noire. Ce n'est pas obligé, qu'il ait cette couleur, l'espace. Il pourrait être totalement invisible. En fait, s'il n'y avait absolument rien, il ne serait pas noir non plus. Il serait de couleur "rien". Pas de couleur. On plongerait son regard dans l'espace et on verrait, percevrait, sentirait… rien du tout. Même pas du vide où ranger quoi que ce soit, des meubles ou des planètes, et ce rien ne devrait pas être noir.

Quelqu'un pourrait argumenter : "Nan ! nan ! nan ! Noir, c'est aucune lumière émise, donc c'est aucune couleur."

Pourtant, ce n'est pas ce que j'observe. J'observe une couleur, d'une extrême densité, noire. La couleur de l'espace.

Oui, mais l'observation et la perception ne sont pas fiables pour déterminer… Ah bon ? Mais la science s'est construite sur la base de ce qui était observé, perçu. Si l'on s'écarte de ce principe fondamental, quel sens va-t-on pouvoir donner aux résultats d'expérience ?

Et ne serait-ce pas la raison pour laquelle, en physique quantique, les physiciens aboutissent à des interprétations d'expérience incompréhensibles, tant elles sont décalées par rapport à la réalité observée ?

Après avoir effectué certaines mesures, des astronomes ont supposé que la plus grande partie du "poids" de l'univers serait due à une matière et une énergie invisibles, inaccessibles, situées dans "une autre dimension", ou "un autre univers", la matière noire et l'énergie sombre.

Je ne sais pas si quelqu'un découvrira un jour que cette matière noire, c'est l'espace… mais je trouve l'idée amusante. Oui, oui, l'espace ne pèse pas lourd, mais il y en a une telle quantité, ça compense.

Donc, si je me fie à ce que j'observe, l'espace est une substance d'une densité si faible qu'un gaz comme l'hydrogène, par comparaison, c'est du béton.

Et comme toute substance, l'espace peut être parcouru d'ondulations, vibrations, comme les ondes qu'on appelle "électromagnétiques" (micro-ondes, lumière, ultra-violet, rayons gamma, etc.), car elles possèdent des caractéristiques aussi bien électriques que magnétiques.

Tout cela paraît délirant et pas très scientifique ?

Ça vaut bien les chapitres du Cantique des quantiques qui traitent d'univers parallèles, de téléportation et de voyage dans le temps, ou pire, que l'espace ou le temps n'existent pas, en guise d'interprétation des phénomènes quantiques.

Quelqu'un a-t-il déjà observé un univers parallèle ?

Assisté à une téléportation ?

Voyagé dans le temps ?

Que viennent faire ces thèmes de science-fiction dans un domaine scientifique ?

Il semblerait que ce soit des efforts pour éviter un sujet qui donnent des allergies à beaucoup de scientifiques : la conscience de l'observateur.


Le regard qui tue… la matière

Toute expérience scientifique contient un élément que ledit observateur préfère oublier et ne pas inclure dans ses calculs : sa conscience.

Cela peut paraître évident, mais pour observer une expérience ou un phénomène physique, il faut un observateur. Et pour que cet observateur puisse rendre compte des phénomènes et résultats, il lui faut être conscient.

Mais c'est là que le bât blesse, en physique quantique. La perception de l'observateur a une influence sur le comportement des électrons et des photons : si l'observateur ne les regarde pas, ils laissent des empreintes de vagues diffuses, ondulatoires. S'il les regarde, ces vagues laissent des empreintes de particules solides, figées.

Pour une représentation concrète sur la façon dont ce phénomène fut observé, regardez les 8 premières minutes de cette vidéo :


Tout se passe comme si ces parcelles d'énergie (électron ou photon) interagissaient avec la conscience de l'observateur, ou pire, que leur existence même dépendait de cette conscience.

Oui, oui, ça fait très "idéalisme" philosophique à la Descartes, mais est-ce si honteux d'être cartésien ?

Einstein a rejeté cette idée avec véhémence : "J'aime à penser que la Lune n'est pas simplement là uniquement parce que je la regarde."

J'aime à penser ?

Je ne savais pas qu'un physicien devait "aimer" ses pensées. Je croyais qu'il devait surtout les démontrer de façon logique, rigoureuse, en accord avec l'observation et les calculs.

Et l'observation établit ces deux faits :

1. Quand je regarde la Lune, elle est présente, dans ma sphère d'observation.

2. Quand je ne la regarde pas, la Lune disparaît de ma sphère d'observation.

Ce concept, c'est la forêt cachée par les arbres. Trop évident pour être réel.

Quelqu'un pourrait le contester ainsi : "Oui, mais pendant qu'il n'y a plus de lune pour toi, il y en a quand même une pour les autres observateurs qui la regardent."

Certes, oui. Chacun dans leur sphère d'observation. Dans leur champ de conscience. Leur propre espace.


Nous sommes tous des univers

Nous avons été éduqués à penser que c'est le même espace, celui que nous partageons tous, dans le même univers.

C'est un a priori. Rien ne prouve qu'il s'agit du même espace, du même univers. Dans mon expérience de pensée, chaque être conscient est un univers séparé.

Mais alors, pourquoi avons-nous cette sensation d'être tous dans le même espace ?

Parce que ces espaces, et tous les objets, matières, énergies qu'ils contiennent, sont intriqués (terme barbare de physique quantique signifiant "entremêlés", "enchevêtrés"), d'un être conscient à un autre. Et de ce fait, tout ce qui se produit dans le champ de conscience de l'un, se répercute dans celui des autres, dès l'instant qu'ils observent une portion d'espace possédant les mêmes coordonnées 3D (x = largeur, y = hauteur, z = profondeur).

C'est comme dans un jeu vidéo en ligne. Tous les joueurs voient les mêmes objets, les mêmes avatars (personnages assumés par les joueurs), la même toile de fond (décor). Imaginez un jeu vidéo tellement immersif, qui dure depuis si longtemps, partie après partie, que des joueurs finissent par être persuadés de sa réalité…

Dans la réalité "virtuelle" d'un jeu vidéo, chaque joueur a son propre écran (espace) dans lequel apparaissent des copies du même jeu, autant de copies qu'il y a de joueurs. Et chacun observe le déroulement de la partie depuis le centre de son "champ de conscience", là où se trouve son point d'observation, aux coordonnées x, y et z = 0.

Dans la vie de tous les jours, pour beaucoup d'observateurs, ce point 0 est localisé dans la tête, encore que certains observateurs ont rapporté avoir vécu une expérience de déplacement de leur point d'observation hors des limites corporelles. Mais ce sujet est si controversé que je m'abstiendrai de le développer ici.

Mais c'est quoi un champ de conscience ?

Un champ se définit ainsi en physique : portion d'espace à l'intérieur de laquelle tous les points de cet espace sont soumis à un phénomène énergétique donné.

Champ magnétique : zone d'espace où chaque point est soumis aux propriétés magnétiques, attraction/répulsion de certains métaux, etc.

Champ gravitationnel : zone d'espace à l'intérieur de laquelle s'effectue la gravitation, force d'attraction qu'exerce toute masse d'atomes ou d'énergie, sur d'autres masses d'atomes ou d'énergie.

La matière, en quantité suffisamment importante pour que l'effet soit observable, attire la matière. Ou la repousse, en fonction de sa polarité électrique (protons, électrons) ou gravitationnelle (corps célestes).

Champ électrique : zone d'espace à l'intérieur de laquelle, en tous points, s'exerce… etc.

Donc, c'est quoi un champ de conscience ?

Zone d'espace à l'intérieur de laquelle s'exerce la propriété de la conscience (perception).

Une des propriétés que l'on retrouve dans ces champs (magnétiques, gravitationnels) qui imprègnent une zone d'espace, c'est que plus la distance croît entre la source du champ (point 0) et les objets éloignés qui subissent son influence, et plus l'intensité du champ diminue.

Il en va de même pour le champ de conscience. Plus c'est loin, plus la conscience diminue : taille, densité, netteté de la perception.


L'espace courbe, une idée tordue

Certains m'objecteront, à propos des champs gravitationnels, qu'en vertu de la relativité générale, la masse n'attire pas la masse, elle courbe l'espace-temps en une "cuvette" dans laquelle "tombe" une autre masse située à proximité de la courbure. Je suggère à ces fans d'Albert Einstein de faire quelques recherches sur les remises en question de cette interprétation. Comme, par exemple, Une critique supplémentaire de l'espace courbe.

Je n'ai pas pris le temps de lire ce texte en entier pour voir si cet auteur formule des objections sensées. Je donne ce lien pour montrer que cette théorie d'espace courbe ne fait pas l'unanimité.

Et tous les schémas de nous montrer moult espaces courbés comme des feuilles pliées, en deux dimensions. Seul bémol, l'espace est en 3 dimensions.


De plus, courber, tordre l'espace, ça le définit comme une substance. On ne peut pas tordre du "rien". Avant cette théorie de l'espace courbe, l'espace, c'était fondamentalement du vide, une absence de choses, ce qui permettait de le remplir avec du plein (des masses, des objets, des énergies). Mais comment peut-on, même avec la masse la plus imposante qui soit, tordre, faire plier, du "rien" ?

Ou alors, on considère que toute cette histoire d'espace courbe n'est qu'une image, qu'il s'agit plutôt d'un "trou", un vide dans l'espace en 3D qui "aspire" les masses, ce qui nous ramène à mon idée d'espace-substance.

De toute façon, avec l'intrication quantique, influence instantanée d'une particule sur une autre particule éloignée, comme si la distance qui les séparait était nulle, l'espace, courbe ou non, peut bien aller se faire voir ailleurs.


Réparer la fuite du temps

Cette théorie d'Einstein va plus loin, car elle ne parle pas seulement d'espace courbe, mais de courbure de l'espace-temps. Ce qui rejoint l'idée que le temps est une dimension, la 4e dimension, que l'on pourrait remonter dans le passé, ou même visiter le futur pour y observer des évènements qui ne se sont pas encore produits.

Pourtant, une dimension est, comme son nom l'indique, spatiale.

Or, le temps n'est pas l'espace. Pour qu'il y ait du temps, il faut de l'énergie ou une masse en mouvement. Lorsqu'il n'y a pas de mouvement, on considère que "le temps s'arrête".

Cette théorie du temps vu comme une dimension contribue à rendre la physique quantique incompréhensible.

Le temps est une quantité de durée, appelons-la T, d'une forme. Cette valeur T est mesurée à l'aide d'autres formes servant de repères comparatifs de durée (persistance), tels que les mouvements de corps célestes (soleil, lune, terre) ou d'objets mécaniques à mouvement régulier (sablier, montres, horloges).

Le temps n'est pas un fleuve qui s'écoule du passé vers l'avenir. De ce fait, il ne s'accélère ni ne ralentit en fonction de la vitesse d'un objet ou d'une énergie. Désolé pour ce blasphème, Albert.

Cette idée de l'écoulement du temps suppose un point de départ et d'arrivée. Or un objet inerte ayant une durée d'existence (temps) ne vient de nulle part et ne va nulle part. Il reste là où il est, à ceci près que ses particules changent constamment de place en effectuant des sauts quantiques. Si bien que l'objet qui existe au temps T1 disparaît, puis il est recréé au temps T2, s'évanouit, puis il est recréé au temps T3, chaque fois selon une configuration atomique différente.

Si l'accélération d'un objet, proche de la vitesse de la lumière, freine son "vieillissement", on pourrait le voir ainsi : la vitesse de déplacement absorbe une portion de la vitesse de mouvement des particules. Comme si les vitesses atomique (interne) et externe (déplacement) d'une masse étaient inversement proportionnelles.


Théorie de la relativité locale

Revenons sur ce principe d'intrication des espaces de plusieurs êtres conscients.

Selon la mécanique quantique, les particules ayant été en contact interagissent de façon instantanée. Deux électrons qui ont été mis en contact se mettent à effectuer un ballet électronique symétrique. Si l'un tourne dans un sens (spin/rotation), l'autre tourne en sens inverse en même temps, même s'ils sont situés à des kilomètres de distance. Cette expérience a été reproduite en Suisse, avec un record de 13 kilomètres de distance. C'est ça, l'intrication quantique.

Là encore, la physique antique (ce n'est pas une faute d'orthographe) est mise à mal. Si ces particules (ondes ?) s'envoient des signaux instantanés, ça veut dire que le sacro-saint principe selon lequel "rien ne peut aller plus vite que la lumière" se fait coiffer au poteau.

Certains préfèrent dire : "Eh bien, c'est probablement parce que l'espace n'existe pas. Tout le monde croit le voir, mais tout le monde se trompe." (Ne touchez pas à la vitesse de la lumière !)

"Ou alors, cette histoire de temps qui passe pendant qu'une énergie traverse l'espace, c'est une illusion. Il n'y a pas de temps. Et toc, pour le tic-tac !"

D'autres préfèrent se plancker (pas une faute non plus) derrière leurs calculs de fonction d'onde plutôt que d'affronter le problème. Les deux électrons n'auraient pas d'existence réelle, ils ne seraient que ladite fonction d'onde qui décrit leur comportement. Avec une bonne plâtrée de chiffres et symboles à la clef.

Moralité, plutôt croire en la science-fiction que d'envisager des théories métaphysiques au parfum d'encens, occidental ou oriental.

Ou alors : "Je me fiche de savoir de quoi est fait l'univers, je suis trop occupé à calculer la position de ses particules et la vitesse de ses ondes. Ah, flûte ! Impossible de faire les deux en même temps…"

Cette interaction entre la physique et la conscience humaine, qui semble appartenir davantage à la métaphysique qu'à la physique, fait vomir certains scientifiques. Le débat devient politique entre les partisans d'une vision matérialiste, et ceux qui se frottent les mains de voir que la physique quantique donne raison à une conception idéaliste/spiritualiste du monde.

"Ah ! Ah ! Je le savais… il y a Dieu, derrière tout ça !"

Et les autres de s'indigner :

"Vos interprétations abusives des phénomènes quantiques nous renvoient au Moyen Âge ! C'est un retour à l'obscurantisme."

J'avais écrit une nouvelle qui proposait une interprétation des paradoxes quantiques, tout en fournissant une alternative à ce débat. Mais l'intrigue laissait peu de place à des explications théoriques poussées, si bien que la plupart des lecteurs ont dû penser que Il était une fois dans l'OAMM était une nouvelle de science-fiction satyrique, mais pas un texte d'intérêt scientifique. Et pourtant…

Cet article est, d'une certaine manière, le making-of de cette histoire. C'est la théorie quantique cachée derrière la fiction littéraire. Incidemment, cette théorie fournit une explication à la décohérence (incohérence) quantique, la différence de comportement entre les "objets" quantiques, particules et ondes submicroscopiques, qui font vraiment n'importe quoi ! et les objets courants, solides, perçus par tous, qui ont le bon sens de rester sagement à leur place.


HUILE POUR MÉCANIQUE QUANTIQUE


Espace

• Tout être conscient est un émetteur d'illusions capable d'étendre à partir de son point central de rayonnement un tissu spatial en 3D.

• Cette définition s'applique à tous les êtres vivants, humains, animaux, insectes, oiseaux, végétaux, créatures marines, unicellulaires, virales, etc.

• Le tissu spatial rayonné par l'être vivant est une nappe d'énergie volumique possédant la propriété d'accueillir d'autres énergies ou objets plus solides.

• Certaines énergies provoquent des remous dans le "tissu" spatial sous forme d'ondes électromagnétiques.

• C'est l'action d'un champ de conscience qui porte son attention au loin, ou la retire, qui détermine le volume d'espace ainsi produit.

• Ce phénomène d'extension-réduction d'attention n'est pas produit par les organismes biologiques ni les organes des sens, mais par le champ de conscience qui imprègne ces organismes comme il imprègne l'espace tout autour.

• Les organes des sens sont des accessoires en option qui canalisent/absorbent/focalisent les perceptions du champ de conscience, et les lui restituent amplifiés.

• La perte de perception suite à la perte d'un organe peut s'expliquer par le fait que l'organe blessé, mutilé, continue d'absorber, tel un appareil électrique endommagé, la perception du champ de conscience, sans pouvoir restituer une image correcte. Ce phénomène explique les sensations "fantômes" dans un membre amputé, les non-voyants rapportant qu'ils "voient" des couleurs, des formes, etc.

• Plusieurs champs de conscience observant chacun une copie d'un "même" objet deviennent intriqués par le contact qu'ils établissent en observant ce "même" objet ou sa localisation. Tels deux circuits électriques branchés sur une même "prise".

• Chaque champ de conscience est un univers différent des autres champs de conscience.

• Il y a autant d'univers (de tissus spatiaux en 3D) qu'il y a d'êtres conscients.

• On peut aussi appeler ces univers "champ de conscience" ou "sphère d'observation".

• Ces univers individuels sont soumis à l'intrication quantique. Toute énergie, mouvement, matière, se produisant dans l'un est instantanément répercuté dans les autres univers qui pensent être dans le même lieu, la même portion d'espace. Exemple : Si 12 êtres conscients voient (font apparaître) la lune, il y a 12 lunes et 12 univers/espaces où elles sont localisées.

• Lorsqu'un des êtres conscients cesse de regarder sa "propre" lune, il ne reste plus que 11 lunes. Tandis que cet être conscient peut faire apparaître l’étoile Polaire dans sa sphère d'observation, à d'autres coordonnées célestes.


Intrication des champs de conscience

• L’intrication des points de vue vient du fait que les champs de conscience croient être dans le même espace. Si bien que tout en occupant des copies différentes du même espace, ils font apparaître un ressenti d'illusion d'être dans un même espace.

• La croyance d'un être conscient détermine/altère la nature de l'illusion qu'il perçoit.

• Cependant, sa perception est aussi modifiée par les croyances des autres observateurs.

• Ainsi, comme tous les êtres conscients sur Terre croient être dans le même espace, à de rares exceptions près, l'illusion résultant de toutes les croyances conjuguées est que tout le monde paraît occuper un même univers.

• Cette illusion gagne en solidité à mesure que de nouveaux observateurs ayant les mêmes croyances rentrent en intrication avec des copies du "même" espace.


Univers

• Un univers est une notion relative, pas absolue. Ce qu'on appelle "l'univers", "notre univers" ou "l'univers physique" est un regroupement de champs de conscience, intriqués sur un même ensemble de coordonnées spatiales.

• Cependant, chaque être observe une copie personnelle d'un objet dans son propre espace.

• Des astronomes peuvent observer des phénomènes dans "l'univers", à des distances très éloignées, qui ne sont pas cohérents avec les mesures et phénomènes de la portion d'univers que nous, Terriens, occupons.

• Cela peut être dû au fait que ces portions d'espace sont occupées/observées par une majorité de champs de conscience aux croyances différentes.


Relativité locale

• Ce concept de "croyance" ne veut pas dire que les sciences sont des religions, mais qu'elles sont des ensembles cohérents de phénomènes et de règles en accord avec leurs propres observateurs. Lorsque les observateurs changent, les règles changent. C'est la relativité locale à l'œuvre.

• La relativité "générale" est un paradoxe, synonyme de relativité absolue, donc non relative. La relativité implique qu'une valeur dépende d'autres paramètres auxquels elle est reliée. D'où le terme "relatif".

• Tout est relatif, sauf si des observateurs (champs de conscience) croient qu'il en est autrement. Auquel cas la relativité, elle aussi, devient relative.

• Plus il y a d'êtres conscients qui font apparaître, chacun dans leur propre espace, un même objet, phénomène, plus celui-ci gagne en solidité.

• Dans un exercice de pensée commode pour la compréhension, un univers peut être comparé à un jeu vidéo en ligne massivement multijoueurs.

• La solidité apparente de cet univers est causée par l'affluence d'observateurs d'une même localisation, ce qui "sature le réseau".

• La puissance créatrice d'un groupe de champs de conscience qui participent à une "réalité" peut être représentée par des vecteurs. 8 milliards de vecteurs pointant dans des directions différentes sur un sujet comme le réchauffement climatique aboutissent à une "réalité" moyenne de ces 8 milliards de vecteurs.

• Plus simplement, si 8 milliards de chevaux tirent un attelage dans 8 000 000 000 de directions divergentes, à gauche, au centre et à droite, le chariot n'ira ni à gauche, ni à droite, ni au centre, mais selon un axe qui sera une "moyenne proportionnelle", fonction de la force respective de chaque cheval. Incidemment, il en résultera une perte d'autonomie, puis une soumission accrue de chaque cheval et une apathie quant à sa volonté d'aller son propre chemin.

• Ainsi, la surpopulation d'observateurs d'un espace donné est un problème majeur pour la liberté de ces observateurs qui ne peuvent modeler les illusions-réalités suivant leurs propres pensées/croyances et volonté.

• L'intrication qui relie les copies d'espace oblige tous les observateurs à vivre le même type d'expériences, selon des règles cohérentes.

• Les observateurs d’une époque tendent à considérer la "vision du monde" des observateurs passés avec mépris. Cette tendance est due à une ignorance de la relativité locale et temporelle. Ce qui était "vrai" hier est devenu "faux" aujourd'hui. Cela ne veut pas dire que c'était "faux", de façon absolue, hier.

• Lorsqu'un observateur est en "décohérence" avec une majorité d'observateurs intriqués sur un même espace-temps, il sera considéré comme irrationnel et fera l'objet de sanctions de la part du groupe d'observateurs majoritaires.


Générateur de réalité

• L'énergie utilisée par un observateur pour faire apparaître une illusion dans un espace est une onde appelée "pensée".

• Le mot pensée possède des synonymes qui ont des "longueurs d'onde" différentes d’une même énergie : imagination, opinion, croyance, certitude, foi.

• Les diverses longueurs d'onde de l'intention comme les désirs, souhaits, volontés, aspirations, buts, vœux, etc., génèrent des amas d'énergie créatrice bloquée, car ils sont composés de deux pensées qui s'opposent et dont les vecteurs s'annulent. Exemple : "Je veux être riche et célèbre". Cette pensée sous-entend la pensée diamétralement opposée que "je suis pauvre et anonyme".

• Penser "Je suis riche et célèbre" tout en n'y croyant pas produit le même phénomène de vecteurs opposés.

• Surtout que la croyance "je suis pauvre et anonyme" est renforcée par : 1) l'observation de la réalité présente par l’observateur ; 2) les croyances des autres observateurs intriqués qui observent la même réalité.

• Pour ces raisons, les tentatives et méthodes philosophiques de "changer la réalité" par la force de persuasion, dans ces approches thérapeutiques qui se qualifient de "quantiques", produisent des résultats inégaux reposant sur l'habileté des sujets à gérer ces paradoxes. Les résultats dépendent aussi de leur capacité à s'extraire de l'influence des autres observateurs intriqués qui participent à leurs observations quotidiennes. Exemple : vouloir guérir d'une pathologie, en cultivant la croyance que l'on va guérir, tout en permettant l'influence de pensée d'autres observateurs (amis, famille, médias) qui n'y croient pas est voué à l'échec.


Sociologie

• Si un observateur désire contrôler la "réalité"' contenue dans un espace, il doit réduire la force génératrice de réalité (vecteur) des autres observateurs, réduire tout ce qui alimente cette force : croyances personnelles, lucidité, perceptions, énergie, individualité, intégrité. Et il doit convertir la majorité des observateurs à ses propres croyances, qu’elles soient scientifiques, religieuses, philosophiques, politiques ou médiatiques.

• En des temps plus anciens, quand les règles établies entre les observateurs du monde étaient différentes, l'énergie de pensée qui contrôle la nature d'une illusion était appelée "magie", "sortilège", "enchantement", "malédiction", "vaudou", "sorcellerie", etc., des pensées dont le vecteur certitude possédait une valeur élevée.

• Étant source de pouvoir pour le contrôle de l'illusion collective appelée "'réalité", ces arts (science primaire) furent parfois utilisés de façon abusive. De plus, leurs enseignement et pratique étaient réservés à des castes privilégiées de chamans, sorciers ou prêtres, alors qu'ils consistaient en l’utilisation de facultés créatrices inhérentes à tous les observateurs.

• Ces "sciences" du contrôle de la réalité, magies païennes ou antiques, furent combattues par un nouvel ordre d'observateurs qui œuvrèrent à les remplacer, en détournant l'énergie de pensée, créatrice d'illusions, au service d'un Observateur Suprême, extérieur à cet univers, seul autorisé à façonner la réalité. La magie fut remplacée par la Foi, les prières et les miracles, mais toujours par et pour ce Grand Observateur, extérieur à cet univers.

• Un seul Observateur était autorisé à créer/imaginer/matérialiser de nouvelles réalités par ses pensées.

• Tous les autres observateurs devaient lui déléguer leur propre capacité créatrice de réalités, et lui accorder l'exclusivité de leur foi/croyance.

• Les observateurs qui utilisaient des formules de persuasion plus anciennes, visant à produire des phénomènes d'altération de réalité, "sorcières", "magiciens", "alchimistes", etc. furent persécutés, mis à l'écart de la société, car ils étaient en décohérence avec les nouvelles croyances et réalités.

• La foi/croyance n'était plus utilisée par les observateurs pour créer des enchantements, mais uniquement pour prier l'Observateur Suprême qu'il leur accorde ces illusions qu'ils n'étaient plus autorisés à faire apparaître (créer) eux-mêmes.

• Durant des siècles, une majorité d'observateurs se soumirent à ce nouveau schéma de création quantique, inféodé à un Observateur/Créateur Unique, et la capacité de produire illusions/miracles/prodiges disparut totalement de la population, à quelques rares exceptions près.

• Après des siècles de domination et d'abus par les partisans d'un Observateur Suprême, omnipotent, extérieur à la réalité locale, des révoltes eurent lieu au cours desquelles on décréta que tout ce qui concernait l'énergie de pensée créatrice d'illusions était à bannir. Et même le concept de réalité en tant qu'illusion malléable devint impopulaire.

• Malgré ces changements, le contrôle de la réalité par la pensée est resté aux mains d'une minorité, tandis que la majorité des observateurs se contente d'accepter des croyances d’un nouvel ordre, non religieux, socioprofessionnel, appelé médias. Cet ordre médiatique, financé par des observateurs anonymes, donne l'impression de relayer les croyances de "tout le monde". Conférant ainsi l'illusion à tous les observateurs que ces croyances sont les leurs. Pour parfaire cette illusion, on a donné aux croyances véhiculées par cet ordre médiatique le nom d'opinion publique.

• La magie (où influencer la réalité était réservé à une élite) et la foi (où l'on priait un Observateur Suprême d'influencer la réalité à sa place) ont été remplacées par l'information (où influencer la réalité est le privilège des médias).

• Les découvertes de la physique quantique sont à contre-courant, en décohérence, de la pensée majoritaire. Elles représentent donc un puissant outil pour remodeler la réalité.

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Voilà donc, dans les grandes lignes, la théorie quantique sur laquelle repose la nouvelle Il était une fois dans l'OAMM.

Quand on voit la rapidité avec laquelle le monde change, et l'importance de ces changements, il n'est pas illogique de considérer que dans un passé lointain, la réalité était vraiment différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Il fut peut-être des ères où des phénomènes étranges comme la magie existaient vraiment. En ces temps-là, ils étaient normaux, puisqu'une majorité d'observateurs de l'époque les croyaient réels.

Les phénomènes "merveilleux" de la science donnent à penser qu'elle est une sorte de magie dont on connaît les trucages, cachés derrière l'illusion. Vu sous cet angle, un scientifique serait un illusionniste contraint de dévoiler ses tours avant de les montrer à ses spectateurs, sous peine d'être interdit de représentation. Sauf qu'avec la physique quantique, le "magicien" n'arrive plus à expliquer, ni même à comprendre, les tours de passe-passe qu'il exécute. 

Plus sérieusement, c'est la croyance en des règles absolues, rigides, contraires à la nature relative de la réalité qui rend la physique quantique difficile à comprendre.

L'esprit, la conscience, n'est pas dans l'espace, dans l'univers. Au risque de décevoir certains spiritualistes et poètes, ce n'est pas non plus un petit halo doré ni une brume fantomatique qui erre ici-bas.

L'univers est une manifestation audiovisuelle sensorielle localisée à l'intérieur du champ de conscience, ce dernier étant extradimensionnel. Pas au sens où il est dans une autre dimension, mais plutôt en ce sens qu'il n'est fondamentalement dans aucune dimension. Sauf s'il décide de le croire, auquel cas il fait apparaître cette réalité relative.

L'organisme d'un être vivant, son corps, cet amplificateur de perceptions, fournit une illusion/focalisation inverse à cette conception, et contre-intuitive des observations quantiques.

La "re-création" d'un objet s’effectue lorsqu'un observateur porte son attention sur l'espace où il est censé se trouver, selon un taux de probabilités qui est fonction du nombre d'observateurs intriqués portant (ou ayant déjà porté) leur attention sur une copie de ce même objet.

Les objets courants n'ont pas plus d'existence absolue, hors de la conscience d'un observateur, que les quantons (particules quantiques).

Par contre, même si quelques observateurs peuvent interférer avec des particules de faible masse ou énergie, cela demande l'observation conjuguée (multipliée) d'un grand nombre d'observateurs afin d'avoir une interférence notable sur des objets ayant une masse-énergie supérieure.

Rien de ce qui précède ne signifie que la science et la logique doivent être abandonnées au profit de croyances irrationnelles, mais plutôt que de nombreux phénomènes incompréhensibles de jadis, qualifiés d'irrationnels, peuvent trouver une explication logique pour peu que l'homo sapiens, s'étant élevé au stade d'homo cogitans, utilise des outils de pensée plus sophistiqués, débarrassés des tabous intellectuels dont il a hérité à l'aube de la science.

Cette théorie ne vise pas non plus à miner ou décrédibiliser une quelconque religion, croyance spirituelle ou matérialiste. Ces philosophies sont des moyens simples d'interférer avec la réalité qui ne nécessitent ni bagage scientifique ni éducation poussée. Mais il y a un risque certain à utiliser des "outils de croyance" pour manipuler le réel, sans comprendre comment ils fonctionnent. Le drame des religions et des philosophies, qui est aussi le drame des sciences, c'est qu'en tant qu'outils de pouvoir, elles sont souvent la proie d'individus ayant soif de domination sur les autres champs de conscience. Mais cette domination des consciences s'effectue tout aussi bien par le biais d'autres outils comme les médias. La solution de ce dilemme, c'est d'augmenter la compréhension du "réel" et de ses mécaniques sous-jacentes. Libre à chaque observateur, par la suite, de choisir ce qu'il décide de croire ou non, en connaissance de cause, de façon libre et autodéterminée.

Tandis qu'il fut un temps où l'on demandait au croyant de renoncer à la compréhension logique au profit de la foi irraisonnée, comme deux bits 1 et 0 s'excluant mutuellement, la physique quantique, pour livrer ses arcanes, oblige le chercheur honnête à ouvrir son esprit sur une nouvelle dimension : la compréhension rationnelle de cette énergie créatrice qu'est la pensée-croyance, tout en sachant que cette énergie est soumise à la relativité locale.

De même, tout ce qui précède ne deviendra "réel", ne sera tenu pour "vrai", que lorsqu'il y aura suffisamment d'observateurs pour y croire.

Quel intérêt de croire à cette théorie de relativité locale ?

Que diriez-vous de changer la réalité dans l'intérêt de tous les observateurs ? De transformer un monde solide, rigide, étouffant, arrogant, intolérant, en un monde vraiment plus ouvert, plus souple, respectueux de la liberté, spécificité, individualité de chacun, ouvert à tous les possibles ?

Que diriez-vous de retrouver votre univers ?

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